Le Journal des Peintres en Ligne
Le Journal des Peintres en Ligne  >  Au Louvre : Siècle d’Or - Siècle des Lumières
Au Louvre : Siècle d’Or - Siècle des Lumières

 Au Louvre : Siècle d’Or - Siècle des Lumières

Le musée du Louvre propose une intéressante exposition présentant une soixantaine de dessins espagnols des XVIIème et XVIIIème siècle et indique sur son site internet :

« Le Louvre présente une sélection de soixante oeuvres de l’école espagnole des XVIIe et XVIIIe siècles, notamment des dessins exceptionnels de Murillo, Ribera, Alonso Cano et Goya. L’occasion pour le public de découvrir la richesse des arts graphiques espagnols, généralement méconnus en France. »

La totalité des dessins de Francisco De Goya y Lucientes (1746 -1828) du Cabinet des Dessins est présentée ici pour la première fois.

Parmi ceux-ci, la « tête d’Ange » (voir logo de l’article) réalisée pour une des fresques de la basilique Notre-Dame du Pilar à Saragosse où Goya reçut sa première commande, est l’un des très rares dessins connus, de la période de sa jeunesse.

On remarquera aussi une série de ses dessins humoristiques (et cruels !) dont celui figurant ci-dessous, intitulé « Ils coupent la vieille » :

(JPEG)
« Parten la vieja » (ils coupent la vielle)
Francisco De Goya y Lucientes Grattoir, pinceau et lavis d’encre de Chine sur papier vergé blanc, H : 20,8 cm ; L : 12,4 cm Musée du Louvre, département des Arts graphiques, © RMN

Certains dessinateurs et peintres sont moins connus, tel Claudio Coello (Madrid, 1642 - Madrid, 1693).

On verra notamment un petit portrait de lui, intitulé « Étude pour une figure de moine hiéronymite (religieux ayant pour patron saint Jérôme).

(JPEG)
Étude pour la figure d’un moine hiéronymite
Claudio COELLO (Madrid, 1642 - Madrid, 1693) 1685-1690 © R.M.N.

Ce portrait, particulièrement vivant, plein de finesse montre la foi véritable et la vie dans l’expression de ce moine.

La plupart du temps, en effet, les religieux en prière représentés sur les tableaux paraissent totalement inhumains, ou bien dans un état d’extase confinant à l’hystérie !

Ici, on voit l’humilité, la sincérité, mais aussi la force dans l’expression de cet homme qu’on imagine aussi bien en train de prier que d’exécuter des travaux manuels éprouvants.

Le Louvre nous explique : « Ce dessin est une étude pour L’Adoration de la Sainte Forme de Gorkum par Charles II et sa cour ou La Sagrada Forma, tableau commandé par le roi en 1685 pour la sacristie de l’Escorial et achevé en 1690. Grâce à cette commande royale, la plus importante de sa carrière, Coello obtint le titre de peintre de chambre la même année. La feuille du Louvre est l’un des exemples les plus importants de ses dessins à la pierre noire et à la sanguine (...). On a supposé que Coello, toujours soucieux de réalisme, fit poser les moines de l’Escorial ».

Egalement à voir, pour la précision remarquable, la finesse et la justesse du dessin :

(JPEG)
Le Serment de Ferdinand VII, dans l’église San Jeronimo el Real
Luis Paret y Alcazar, Ecole espagnole, RF 43408 © Musée du Louvre, Département des Arts graphiques

Une exposition à ne pas manquer. Vous avez jusqu’au 15 Octobre 2007.

du 12-07-2007 au 15-10-2007 Dessins espagnols du musée du Louvre Aile Denon, 1er étage, salles 9 et 10
le 18 septembre 2007
Document(s) associés à l'article


JPEG - 22.8 ko




JPEG - 33.7 ko




JPEG - 37 ko



  Accueil |  Plan du site |  Nous contacter |  Espace privé | Règles de confidentialité
http://www.spip.net    XHTML  CSS