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Figuration narrative au Grand Palais

 Figuration narrative au Grand Palais

jusqu’au 13 juillet 2008

La Rmn nous présente là une exposition intéressante qui donnera à beaucoup l’occasion de découvrir ce mouvement soixante huitard de la peinture, appelé « figuration narrative ».

Ce mouvement artistique est né en 1964 (le terme, pas la chose qui remonte au moins aux grottes de Lascaux il y a 15500 ans, alors que la « figuration contemplative » serait plutôt impressionniste) d’une exposition intitulée « Mythologies quotidiennes » organisée au Musée d’art moderne de la ville de Paris par le critique d’art Gérald Gassiot-Talabot et les peintres Bernard Rancillac et Hervé Télémaque.

Ici était une photo de tableau, retirée à la fin de l’exposition (droits d’auteur).

On sent, dans ce mouvement, une volonté assez forte soit de « choquer le bourgeois » de l’époque, soit de faire de la provocation (cette provocation parait d’ailleurs maintenant bien faible !) ; c’est de la figuration certes, mais elle est narrative, c’est à dire qu’elle nous raconte des histoires, elle a du sens (avec le regard de 1968, car les jeunes que j’ai rencontrés dans cette expo avait l’air de se demander justement quel était le sens de tout ça !).

Ici était une photo de tableau, retirée à la fin de l’exposition (droits d’auteur).

Cette « figuration narrative » n’est pas vraiment reconnaissable par le style, mais par les idées qu’elle est sensée véhiculer : en gros, c’est du gauchisme bon teint, avec un zeste d’humour...

Ici était une photo de tableau, retirée à la fin de l’exposition (droits d’auteur).

Reconnaissable aussi par la taille des œuvres. Il faut que ça se voit de loin, donc on fait dans le grand format, mais ça n’est pas vraiment choquant.

Le défaut, c’est que c’est terriblement daté.

On y verra plus de cent peintures, objets (dont un petit palmier en bois qui reçoit le souffle d’un ventilateur).

Ici était une photo de tableau, retirée à la fin de l’exposition (droits d’auteur).

Au début de l’expo, on se trouve dans un univers de dessins d’enfants, de petits mickeys, de photos, de peintures faites à l’épiscope, d’huiles sur toile, de glycérophtalique sur bois, de sérigraphies, de films (à voir pour ceux qui auront la patience d’aller jusqu’au bout des 41 minutes, le film : « Grimaces » de Erro, en noir et blanc et 16mm, au cours duquel des artistes font des grimaces, en gros plan, le tout sonorisé par des couinements entre le ricanement et la perceuse... C’est assez vite insupportable.

Puis on verra une salle consacrée à la réinterprétation d’œuvres célèbres.

On arrive à l’escalier géant et là, merveille des merveilles, un y découvre la peinture gigantesque d’un pneu. Ah ah ah !

Au premier étage on se trouvera baigné dans un bain politique et on entend presque crier « Paix au Vietman ! ».

Ici était une photo de tableau, retirée à la fin de l’exposition (droits d’auteur).

Mais comme tout a une fin, et sans doute pour nous mettre de bonne humeur, on quittera l’expo sous le visage hilare de Cohn-Bendit face à un CRS :

(GIF)

Cela dit cette exposition est intéressante à bien des égards et pour tout dire, je l’ai trouvée assez agréable.



Bonus : Le livre d’or

Pour se faire une idée de ce que pense le public de cette expo, voici quelques photos du livre d’or :



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terrifiante et captivante...



(JPEG)
Pourquoi être violent ?



(JPEG)
Les adorateurs de Cuba



(JPEG)
vraiment pas content...



(JPEG)
la "partie politique" ah ah ah



(JPEG)
Il y aurait donc de fausses toilettes ?
Pour ne pas mourir idiot, quelques grands noms de la figuration narrative : Arroyo, Bertholo, Bertini,Cueco Fahlström, Klasen, Monory, Rancillac, Recalcati, Saul, Télémaque, Voss, Adami, Erró, Fromanger, Stämpfli, la Coopérative des Malassis, Tisserand
le 13 juin 2008

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