« L’objet de mon affection » de Stephen McCauley
« Mélodie du temps ordinaire » de Mary McGarry Morris
« Un homme presque parfait » de Richard Russo
L’empreinte de l’homme de Sebastian Faulks
« État critique » de Robin Cook
« Circonstances aggravantes » de Sheldon Siegel
« Dommage personnel » de Scott Turow
« Je te retrouverai » de John Irving
Mon patient Sigmund Freud de Tobie Nathan
Riches et célèbres de Kurt Andersen
Les Forbans de Cuba de Dan Simmons
La vie de Van Gogh par Henri Perruchot
L’Elu de Chaïm Potok
« Le dernier paradis de Manolo » d’Alan Warner
"Un jour je reviendrai" de Juan Marsé
Berthe Morisot - Le secret de la femme en noir
« Le chasseur de têtes » de Timothy Findley
Joseph Finder, romancier américain
« Le rêve Botticelli » de Sophie Chauveau
« De la beauté » de Zadie Smith
Michael Collins, deux romans
Deux romans de Jay McInerney.
« Déjà mort » de Denis Johnson
« Un château en forêt » de Norman Mailer
Journal de voyage d’Alexandra David-Néel
Katherine Neville et les romans ésotérico-policiers
" Au coeur de l’ouest " de Penelope Williamson
"Acid Test" de Tom Wolfe
2001 : l’explication
"Un enfant du pays" et "Black Boy" de Richard Wright
Retour à Sweetboro de Jeffrey Lent
Colson Whitehead - Ballades pour John Henry
Jonathan Coe, écrivain britannique
"La conspiration des ténèbres" de Theodore Roszak
L’aliéniste et l’ange des ténèbres
Les Maîtres de la lumière, de Jacques Anquetil
« Une femme étrange » de Ben Ames Williams
John Grisham, ses romans
Turlupinades et tricoteries
À la recherche du voile noir de Ricky Moody
« Nos plus beaux souvenirs » de Stewart O’Nan
« Moi, Charlotte Simmons » de Tom Wolfe
« Le paradis des chevaux » de Jane Smiley
« Le vol du corbeau » d’Ann-Marie MacDonald
« Titan » de Stephen Baxter
« Eureka Street » de Robert McLiam Wilson
La dernière tentation du Christ de Nikos Kazantzaki
« la Famille Royale » de William T. Vollmann
La découverte du ciel d’Harry Mulisch
« Dalva » et « La route du retour » de Jim Harrison
"Ambiguïtés" d’Elliot Perlman
Ben Bova, un ancien de la Nasa
« Rien que du ciel bleu » de Thomas McGuane
« Le cercle des initiés » de Tom C. Boyle
Le Courtier en tabac de John Barth
Chimères, de Nuala O’Faolain
« La proie des flammes » de William Styron
Doris Lessing « Les enfants de la violence » page 200 !
Si vous n’avez pas lu ces deux livres, ça n’est, à mon avis, pas la peine de vous fatiguer à le faire !
« 1984 » est souvent comparé au « meilleur des mondes ». Or les deux livres n’ont absolument aucun rapport.
1984 écrit en 1948 par Georges Orwell est une anticipation sur un monde qui ressemble au monde stalinien avec un soupçon de nazisme, et une légère brise de technologie.
L’histoire est absurde. On fait que les gens adorent un personnage par ailleurs très antipathique et nommé « Big brother ». Ceux qui ne sont pas d’accord sont « vaporisés » (quel mot poétique !).
Il y a des « télécrans » partout. Les jeunes sont enrôlés dans des milices (les « espions ») essentiellement, semble-t-il, pour dénoncer leurs parents.
La dessus se greffe une histoire d’amour et tout se termine par un long lavage de cerveau (genre inquisition avec l’électricité en plus !).
Par contre « le meilleur des mondes », roman écrit en 1932 par Aldous Huxley, est beaucoup plus fin et bien mieux écrit.
Aldous nous décrit un monde parfait, avec des gens adaptés au monde dans lequel ils vivent. Ils sont nés conditionnés pour le travail qu’ils font (pas trop, 7 h. 30 par jour ; en dessous on a remarqué qu’ils présentaient différents troubles !) mais ne sommes nous pas aussi conditionnés par des parents souvent irresponsables ?
Aldous Huxley nous montre un monde qui a compris et résolu les dangers de la science et décidé d’arrêter toutes les recherches à un niveau où elle ne présente plus de risque. Tout ça me semble finalement assez sage...
De plus, pour que tout le monde soit vraiment content, il existe une sorte de médicament, un peu comme de l’alcool mais sans effets secondaires, le « soma » que tout un chacun peut prendre à volonté pour se relaxer. Aldous Huxley devait d’ailleurs s’intéresser aux drogues plus tard, notamment au LSD.
En somme Aldous Huxley pose la question du bonheur avec la technologie, question qui se pose encore aujourd’hui ! Exemple : nous savons que nous sommes un peu « suivis » avec nos téléphones portables. Mais qui d’entre nous renoncerait à être suivi et à jeter son portable ? Même chose pour la voiture, etc.
Il y a aussi dans ce roman un « bon sauvage » à la Rousseau, représentant « l’homme moderne » tel que nous le concevons et parfaitement malheureux dans ce monde pour lequel il n’est pas fait !
Jean-Pierre Duvaleix
Je ne suis pas d’accord ! Les deux valent la peine d’être lus, ne serait-ce que parce qu’ils servent de référence ou d’inspiration à de nombreux ouvrages de sciences-fiction et de base à des réflexions politiques ou philosophiques. 1984 est un livre déprimant, absolument sans espoir (qui a inspiré le film "Brazil"de Terry Gilliam) mais que lisaient en douce les tchécoslovaques avant leur révolution. Une histoire d’amour naît au milieu de ces triturages neurogéniques, et bien non, pas d’espoir de ce côté-là non plus. Pas de résistance, pas d’amour,et une grande déprime à la fin de la lecture.
"Le meilleur des mondes"peut être mis entre des mains plus jeunes, le livre est plus ludique, plus fin aussi je suis d’accord.Il parle aussi de l’eugénisme, et là, on est en plein dedans ! Mais le roman n’est pas sans espoir et provoque chez le lecteur une envie de réagir et de réfléchir.
Par là, on pourrait dire que l’un est destructif, annihilateur d’espoir, l’autre constructif, porte ouverte à une réflexion défensive et salvatrice. Sépia
Je crois que si « 1984 » est intéressant sur le fond, il est assez périmé sur le plan de la forme. Orwell n’y est pour rien. L’anticipation, ça ne vieillit pas trop bien...
Pour ce qui concerne « le meilleur des mondes », il ouvre, comme tu le dis, une porte à la réflexion... mais pourquoi défensive ?
Les gens sont heureux, n’est-ce pas l’essentiel ?
Mais nous sommes un peu comme le « sauvage » du livre, ne pouvant admettre une société comme celle d’Huxley !
Et puis quelle est la place de l’art dans tout ça ?