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Le Journal des Peintres en Ligne  >  « 1984 »et « le Meilleur des Mondes »
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« 1984 »et « le Meilleur des Mondes »

« 1984 »et « le Meilleur des Mondes »

Deux romans déjà anciens (1948 et 1932).

Si vous n’avez pas lu ces deux livres, ça n’est, à mon avis, pas la peine de vous fatiguer à le faire !

« 1984 » est souvent comparé au « meilleur des mondes ». Or les deux livres n’ont absolument aucun rapport.

1984 écrit en 1948 par Georges Orwell est une anticipation sur un monde qui ressemble au monde stalinien avec un soupçon de nazisme, et une légère brise de technologie.

L’histoire est absurde. On fait que les gens adorent un personnage par ailleurs très antipathique et nommé « Big brother ». Ceux qui ne sont pas d’accord sont « vaporisés » (quel mot poétique !).

Il y a des « télécrans » partout. Les jeunes sont enrôlés dans des milices (les « espions ») essentiellement, semble-t-il, pour dénoncer leurs parents.

La dessus se greffe une histoire d’amour et tout se termine par un long lavage de cerveau (genre inquisition avec l’électricité en plus !).

Par contre « le meilleur des mondes », roman écrit en 1932 par Aldous Huxley, est beaucoup plus fin et bien mieux écrit.

(JPEG)
Aldous Huxley

Aldous nous décrit un monde parfait, avec des gens adaptés au monde dans lequel ils vivent. Ils sont nés conditionnés pour le travail qu’ils font (pas trop, 7 h. 30 par jour ; en dessous on a remarqué qu’ils présentaient différents troubles !) mais ne sommes nous pas aussi conditionnés par des parents souvent irresponsables ?

Aldous Huxley nous montre un monde qui a compris et résolu les dangers de la science et décidé d’arrêter toutes les recherches à un niveau où elle ne présente plus de risque. Tout ça me semble finalement assez sage...

De plus, pour que tout le monde soit vraiment content, il existe une sorte de médicament, un peu comme de l’alcool mais sans effets secondaires, le « soma » que tout un chacun peut prendre à volonté pour se relaxer. Aldous Huxley devait d’ailleurs s’intéresser aux drogues plus tard, notamment au LSD.

En somme Aldous Huxley pose la question du bonheur avec la technologie, question qui se pose encore aujourd’hui ! Exemple : nous savons que nous sommes un peu « suivis » avec nos téléphones portables. Mais qui d’entre nous renoncerait à être suivi et à jeter son portable ? Même chose pour la voiture, etc.

Il y a aussi dans ce roman un « bon sauvage » à la Rousseau, représentant « l’homme moderne » tel que nous le concevons et parfaitement malheureux dans ce monde pour lequel il n’est pas fait !

Jean-Pierre Duvaleix


Site peintures jp duvaleix : http://www.duvaleix.com

le8 janvier 2006

  • > « 1984 »et « le Meilleur des Mondes »
    26 janvier 2006, par Sépia

    Je ne suis pas d’accord ! Les deux valent la peine d’être lus, ne serait-ce que parce qu’ils servent de référence ou d’inspiration à de nombreux ouvrages de sciences-fiction et de base à des réflexions politiques ou philosophiques. 1984 est un livre déprimant, absolument sans espoir (qui a inspiré le film "Brazil"de Terry Gilliam) mais que lisaient en douce les tchécoslovaques avant leur révolution. Une histoire d’amour naît au milieu de ces triturages neurogéniques, et bien non, pas d’espoir de ce côté-là non plus. Pas de résistance, pas d’amour,et une grande déprime à la fin de la lecture.

    "Le meilleur des mondes"peut être mis entre des mains plus jeunes, le livre est plus ludique, plus fin aussi je suis d’accord.Il parle aussi de l’eugénisme, et là, on est en plein dedans ! Mais le roman n’est pas sans espoir et provoque chez le lecteur une envie de réagir et de réfléchir.

    Par là, on pourrait dire que l’un est destructif, annihilateur d’espoir, l’autre constructif, porte ouverte à une réflexion défensive et salvatrice. Sépia

    • > « 1984 »et « le Meilleur des Mondes »
      27 janvier 2006, par Jean-Pierre Duvaleix

      Je crois que si « 1984 » est intéressant sur le fond, il est assez périmé sur le plan de la forme. Orwell n’y est pour rien. L’anticipation, ça ne vieillit pas trop bien...

      Pour ce qui concerne « le meilleur des mondes », il ouvre, comme tu le dis, une porte à la réflexion... mais pourquoi défensive ?

      Les gens sont heureux, n’est-ce pas l’essentiel ?

      Mais nous sommes un peu comme le « sauvage » du livre, ne pouvant admettre une société comme celle d’Huxley !

      Et puis quelle est la place de l’art dans tout ça ?


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