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Le Journal des Peintres en Ligne  >  « Déjà mort » de Denis Johnson
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« Déjà mort » de Denis Johnson

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Denis Johnson

Denis Johnson est un écrivain américain né en 1949 à Munich. Fils de diplomate, il a voyagé à travers le monde dès son plus jeune âge terminant ses études supérieures à l’Université d’Iowa.

Il a commencé à écrire très jeune et a été publié dès l’âge de 19 ans.

Il a reçu de nombreux prix dont le « National Endowment for the Arts » en 1983, le « Whiting Writer’s Award » en 1987 et, en Novembre 2007 le 58e National Book Award pour « Tree of Smoke » qui sera publié à l’automne 2008 aux éditions Christian Bourgois.

« Déjà mort » est un roman assez délirant (mais pas trop).

La signification du titre viendrait de « l’Art de la guerre » de Sun Tzu dans lequel on dit (en gros) qu’une des manières d’éloigner la peur est de s’imaginer « déjà mort ».

On évolue dans un monde d’anciens hippies où la drogue est omniprésente et où les « non redescendus » de voyages au LSD sont légion.

Denis Johnson a chaussé les lunettes de la « défonce » pour nous narrer cette histoire.

Tout est mélangé, mais en suivant une logique assez rigoureuse.

En gros, il s’agit de plusieurs vies qui se croisent autour de deux frères, fils de milliardaire, et qui finissent assassinés tous les deux... Mais sont-ils vraiment morts ?

C’est parfois très drôle, notamment quand il nous explique les différences « branchées » entre des mots, comme par exemple « okay » et « super » :

Tout ce qui se situe dans le registre de l’indésirable et qui va du désagrément mineur à la tragédie universelle est « okay » et tout ce qui améliore l’ordinaire, jusqu’au gros lot touché à la loterie ou le retour de Jésus est « super.

Et pour illustrer ces définitions, il donne plus loin un exemple :

Au dehors, j’ai avisé deux inconnus qui me cherchaient, sans doute pour me tuer, et ça a été « okay ». Puis il sont passés devant moi dans un gros pick-up. Ils se dirigeaient maintenant vers le sud, il ne m’ont pas trouvé, pas cette fois. Et ça a été « super ».

Denis Johnson est un grand écrivain et même si certains passages de ce roman ne sont pas toujours facile à lire, l’ambiance reste toujours envoutante. On se sent comme hypnotisé et c’est bien !

le10 avril 2008


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